Neuroeconomics at Caltech - The Camerer Lab

Qu’est-ce que la neuroéconomie?

La neuroéconomie applique des nouvelles connaissances scientifiques du cerveau à l’économie. Elle constitue la progression naturelle de l’économie comportementale, combinée avec des outils de l’économie expérimentale et des avancées dans l’imagerie du cerveau acquises au cours des vingt dernières années. De même que l’économie comportementale utilise la psychologie, la sociologie et l’anthropologie pour créer de meilleures théories économiques, la neuroéconomie introduit les sciences biologiques, ce qui a déclenché une révolution lors des deux dernières décennies. Grâce à l’utilisation de l’imagerie cérébrale et des mesures psychophysiques, nous pouvons développer des théories qui reflètent plus précisément ce que les gens, en réalité, font lorsqu’ils commercent, négocient et prennent des décisions difficiles.

La théorie économique a émané de théoriciens s’imaginant comment leur propre comportement pouvait être exprimé sous forme mathématique et logique. Alors que les économistes du XVIII siècle, tels Adam Smith, croyaient qu’il était crucial d’incorporer la psychologie, les émotions et l’irrationalité dans les théories économiques, ce point de vue devint impopulaire à mesure que les économistes devinrent sceptiques quant au fait que les détails de l’activité cérébrale ne puissent être un jour observés directement. Cette opinion était fausse. Maintenant, nous pouvons observer les détails de l’activité du cerveau et les associés aux décisions économiques.

Les nouveaux outils qui nous sont disponibles au travers de la biologie incluent l’imagerie fonctionnelle du cerveau par résonance magnétique (IFRM), ce qui nous permet de voir quelles régions du cerveau sont actives durant différents processus. Nous pouvons allier cette activité aux connaissances de l’anatomie du cerveau, et aux acquis des neurosciences concernant les fonctions que différentes parties du cerveau accomplissent, ceci afin d’identifier les régions qui exécutent les calculs économiques. Nous faisons aussi appel à plusieurs autres outils, tels que l’évaluation de la réponse physiologique : conductivité de la peau (transpiration des paumes de main), dilatation des pupilles des yeux (qui indique l’excitation), observation de quelles taches élémentaires les personnes atteintes de différentes altérations du cerveau ne peuvent pas effectuer. Nous étudions également le comportement de nos cousins biologiques les primates.

Caltech est l’endroit le plus actif du monde concernant l’exploration des implications de l’activité du cerveau en économie. Parmi les projets en cours en neuroéconomie à Caltech, figurent :

-Translations by Laurent Materet